Journal de bord du projet bd Soufflevent. Vous pourrez y voir des aperçus au cours de la réalisation, des recherches de personnages, de décors.

Mercredi, 27 août 2014

Vous vous souvenez de le première fois où j’avais partagé des images du cosplay de Coline par Hilda L-p cosplay ?
Cette fois-ci, le costume est terminé, voici donc quelques images du second shooting photo de Coline !
Encore un grand merci ! 

Vous vous souvenez de le première fois où j’avais partagé des images du cosplay de Coline par Hilda L-p cosplay ?Cette fois-ci, le costume est terminé, voici donc quelques images du second shooting photo de Coline !Encore un grand merci ! 

Mardi, 29 juillet 2014

Soufflevent Tome 2: work in progress

Soufflevent Tome 2: work in progress

Samedi, 12 juillet 2014

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Mardi, 8 juillet 2014

Soufflevent: concept de costume pour Coline.

Soufflevent: concept de costume pour Coline.

Samedi, 31 mai 2014

Alexandrie

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Lorsqu’il a fallu inventer une ville pour y grouper toute la connaissance du monde, le nom d’Alexandrie s’est imposé. C’est ainsi que la ville centrale d’Hercynion, presque inaccessible du fait de sa situation enclavée au cœur des Monts Andémiens, est devenue la capitale de toutes les sciences. En son centre se trouve l’Université, qui abrite, protège et finance l’intégralité des scientifiques qui le souhaitent, pour peu que ceux-ci renoncent à la vie civile, à leur nationalité et à leurs convictions politiques. C’est presque un ordre religieux qui réside derrière les murs blancs de la cité, un ordre dont le seul but est la recherche du savoir.

Dans le monde d’Hercynion, la ville d’Alexandrie a une histoire très spéciale. Elle a longtemps servi d’avant-poste commercial entre les terres Andémiennes et Atlantes, au même titre qu’Ys, la ville perdue qui avait été bâtie au milieu de la chaîne océanique, tout au sud, et qui a été détruite lors du premier conflit entre les états andémiens et l’union atlante. Ys et Alexandrie jalonnaient alors une route d’échanges culturels et commerciaux, du temps où il était si compliqué de passer de l’autre côté des Andémiennes que tout conflit militaire était impossible, ou peu s’en fallait. Les communications transitaient alors par mer et prenaient plusieurs mois, avec deux haltes indispensable : Ys au sud pour passer le détroit séparant l’océan Méridien et l’océan Atlas, et Alexandrie, au nord, préparant les aventuriers au passage dangereux de la dent de Parnasse. Les deux états géants de part et d’autres de cette route maritime n’avaient que peu de contacts politiques et entretenaient davantage des relations de ventes, commerce, troc et autre contrebande.

Très naturellement, les scientifiques qui partaient explorer les montagnes, les océans et tout ce monde à portée de main passaient souvent par Ys et Alexandrie. Cette seconde, avec son climat plus favorable et son espace disponible (Ys étant limitée de par sa nature de ville aquatique), a vu la proportion de scientifiques en goguette augmenter au fil du temps. Pour des raisons pratiques autant que dans un certain souci de partage, la ville s’est vue accueillir toutes les archives des recherches faites par les aventuriers et explorateurs de tous horizons. C’est ainsi que la grande bibliothèque a été créée, avant même la naissance de l’Université. En compilant le fruit de leurs découvertes à Alexandrie, les explorateurs pouvaient ainsi profiter des recherches des autres et rendre les leurs publiques en un lieu qui mettait ce savoir à disposition en dépit des nationalités et rivalités.

L’Université fut fondée à la suite et autour de la bibliothèque et, plus qu’une ville de passage, Alexandrie devint alors la capitale de tous les chercheurs du monde. C’est à peu près à la même époque que, forts d’avancées aéronautiques aussi parallèles qu’impressionnantes, les deux états voisins ont décidé d’entrer en conflit. La guerre, menée par l’état du Septentrion contre l’union Atlante, se déroula sur le front d’Ys. Si Albion et Méridion prêtèrent main forte à leur voisin proche du fait d’une indéniable proximité historique, celui-ci fut malgré tout tenu en échec par les Atlantes dont certaines avancées technologiques laissèrent leurs opposants complètement désarmés. Une paix fut signée à l’issue de quatre années sanglantes, qui détermina la zone des montagnes du sud comme étant une zone de frontière militaire que les armées d’aucun des deux camps n’avaient le droit de franchir.

Alexandrie, qui se trouvait de l’autre côté de ce barrage naturel et bien que relevant alors de l’autorité d’Albion, en profita pour déclarer son indépendance et sa neutralité. Les États Andémiens, laissés exsangues par la guerre, n’eurent pas le poids de la lui contester, d’autant que les Atlantes appuyèrent ce choix. Les scientifiques andémiens et atlantes les plus renommés choisirent alors d’émigrer vers cette ville, privant par là-même les armées des deux bords des ressources qu’ils auraient pu leur apporter. Si l’Union Atlante, forte de sa victoire, ne sembla pas en prendre ombrage, Septentrion vit cet acte comme une trahison, évaluant que les sages refusaient de venir en aide à leur patrie et choisissaient la neutralité des lâches au lieu d’aider leur nation à l’emporter. Le pacte Andémien fut signé, attestant de la non-agression de tout voyageur présent sur les terres de la ville (s’étendant depuis le golfe jusqu’aux montagnes, tombées sous son autorité) et de la neutralité réclamée par celle-ci.

C’est dans ce contexte que les scientifiques de tous bords devinrent des traîtres pour la majorité des ordres militaires Andémiens. Une cinquantaine d’années plus tard, lorsque Septentrion annexa Albion et Méridion pour créer les États Andémiens, l’armée n’aura de cesse de travailler sans relâche à obtenir l’intégration d’Alexandrie.

Jusqu’ici, la ville des sciences a tenu bon. Mais pour combien de temps encore ?